Déménage

Déménage
J'ESSAIE de refaire un blog ici.
En espérant que je ne refasse pas une crise qui me le fasse fermer au bout d'une semaine.
J'ai supprimé les commentaires.
Mais j'ai pas trop d'espoir.

Quant à alikea, pour l'instant, rien de prévu. Je le laisse comme ça.
[ Añadir un comentario ] [ Ningún comentario ]

# Enviado el jueves 03 de julio de 2008 10:39

Modificado el viernes 04 de julio de 2008 16:51

Aaaaangiiiiie, ain't it time we say goodbyyyye ?

Ok, maintenant que je me suis un peu calmée je vais essayer d'être plus claire.
Mardi, j'ai posté l'article alors que ça n'allait pas du tout, parce que comme je le disais, j'ai d'assez graves soucis avec quelqu'un. Mais comme depuis mardi, ça a l'air d'aller... ^^

Donc, j'arrête ce blog, parce que :
1- Je ne supportais plus d'écrire sans cesse en recherchant la tournure dérisoire des évènements. Ne rien écrire de vraiment sérieux, rester en surface, bien lisse, ne pas oublier une petite chute à la fin... Je dois dire que ça commençait à m'énerver, qu'on me dise "j'aime bien ton humour". C'est plus ou moins ce que je visais en créant ce blog, et j'ai mis du temps à y arriver. Maintenant j'ai la vague impression d'être l'amuseur de service... Ou plutôt, d'être coincée dans ce rôle, dans ce style, ici. J'ai plusieurs fois écrit des articles que j'ai très rapidement supprimés, parce que le ton ne cadrait pas sur ce blog. C'était "non, je ne PEUX pas écrire ça ici". Et ça me rend malade de m'auto-censurer.
2- Je suis dans une grande phase "supprimons toutes mes traces sur internet", je ne sais pas vraiment pourquoi, mais ça me gêne de laisser des comptes un peu partout. C'est un peu comme la carte bleue, chaque fois que je m'en sers, je me dis qu'on peut savoir où je suis.
3- J'arrête ce blog aussi parce que je veux pouvoir me concentrer sur des projets "sérieux à très sérieux" d'écriture :) Et mine de rien, la rédaction de ce blog me prenait pas mal de temps de cerveau.
4- Hm... me connaissant, je recréerai probablement un nouveau blog, mais différent. Quand même, ça fait 4 ans que je suis ici, et j'ai pas mal changé. En fait j'ai hâte de m'y mettre (c'était fatal), j'ai plein d'idées, mais je n'ai pas envie de presser la chose. Et puis je suis censée être en concours dans exactement une semaine. Oh, ça me revient d'un coup, là. C'est comme si on venait de m'enfoncer un sabre dans l'estomac. Enfin, j'imagine. Si vous avez des conseils de nouveaux supports, je veux dire entre canalblog, blogspot, tout ça ?
Bref, à la prochaine. Je mettrai le lien, mais j'ignore quand.

D'ici là, je vous laisse en compagnie de Jason Mraz (écoutez, il se mettra à faire beau, j'vous jure).

# Enviado el martes 22 de abril de 2008 13:58

Modificado el viernes 25 de abril de 2008 04:29

Lo-lee-ta. The tip of the tongue taking a trip down the palate to tap at three on the teeth. Lo.Lee. Ta.

Lo-lee-ta. The tip of the tongue taking a trip down the palate to tap at three on the teeth. Lo.Lee. Ta.
Pourquoi écrit-on "Juan" alors qu'on prononce "Juan" ?
En seconde, mes 3e parties de disserts, c'était "peut-être".
En terminale, c'était "la question est ailleurs".
En prépa, c'est "oh puis vous m'faites chier et vot' sujet c'est d'la merde".
Je déteste qu'on me réveille et qu'on ouvre mes volets.
Californication est la première chanson que j'ai entendue des Red Hot.
Et l'intro me fera toujours des n½uds dans l'estomac.
Mes dents de sagesse poussent, je rejoue à Pokémon version rouge.
Mon père est pied-noir.
Je préfère m'étaler dans des escaliers en marbre plutôt qu'en béton.
Je suis une fausse blonde.
J'ai appelé la poupée de mes 3 ans "Paké Tching-tchong".
Julien Sorel et Don Quichotte sont mes héros favoris.
Si je croisais John Frusciante, je partirais en courant dans l'autre sens.
En vrai je bégaie ; enfin, je bafouille souvent.
Il y a un mot que je ne peux pas prononcer, difficilement penser.
J'ai été "amoureuse de Dragon Ball Z" (sic).
"Sans doute", ça veut dire "sans doute".
"Ça fait pitié", ça fait pitié.
Qu'on pique dans mon plat peut me rendre folle.
J'ai encore du mal avec la conjugaison.
J'associe l'écriture SMS à de la débilité profonde.
J'adore lécher les plats.
J'aimais plonger mes bras dans le grain du moulin de mon grand-oncle.
Je suis intolérante en musique.
On peut me tuer en mettant une araignée à côté de moi.
Je ne supporte pas "au final" et "faire passer un message".
Je n'aurais pas dû chercher à voir le visage de Steve Conte.
Je ne dors pas sans le noir complet.
Je n'ai jamais fini un jeu vidéo sans les soluces.
J'adore qu'on me gratte le dos.
J'ai arrêté la batterie à cause de mes problèmes aux bras.
J'entends très mal de l'oreille gauche.
Le phlebologue de la mère d'Emma est le père d'un des membres de TTC.
J'appuie mon stylo sur l'annulaire.
Je ne supporte pas d'avoir les cheveux sales.
Je garde un bout de ma couette de bébé, c'est mon doudou.
C'est foutu : ça y est, tout le monde m'appelle Madame, les profs, les élèves, les pharmaciennes.
En ce moment, je suis obsédée par Jimmy, de Moriarty.
Je fais mes "a" comme je fais mes "e" et mes "o".
J'ai toujours adoré chanter sur Daft Punk, leurs voix me font fantasmer.
Et je déteste les effets de style facile.

Serge va bien, elle vous fait des bisous. Maintenant ils élèvent des grillons. Bah oui, faut bien la nourrir. :]

# Enviado el martes 22 de abril de 2008 03:36

Modificado el miércoles 23 de abril de 2008 07:26

"Mais ça te sert à quoi, le grec ?" "Arrien."

"Mais ça te sert à quoi, le grec ?" "Arrien."
Alexandre le Grand, je l'ai toujours imaginé comme un grand (oui, forcément) blond foncé, hâlé par le soleil, les yeux sombres, et une planche de surf dans sa tente au cas où il y aurait des rouleaux.
Alexandre le Grand, je me suis toujours dit que s'il avait vécu à notre époque, on l'aurait mis sur une scène avec une guitare, et le public aurait été plein de jeunes filles en train de s'arracher les vêtements. Il aurait eu le même parcours brillant, le monde lui aurait appartenu, puis il serait mort trop tôt d'une overdose pour faire original. On aurait fait des biographies sur lui sans parvenir à le comprendre, il aurait gardé sa part de mystère, et finalement il ne serait jamais mort.

Arrien se demande ce qu'Alexandre avait pu bien aller fiche en Inde. Mais moi je sais. Parce qu'Alexandre le Grand, c'est le Flower Power d'avant JC. Alexandre le Grand, c'est l'année 67 chez les Hellènes ! C'est Woodstock en Macédoine (150g de patates, de carottes, de haricots, 100g de navets, de petits pois, 1 petit chou fleur, 2 oeufs, ¼ huile, moutarde, vinaigre, condiments et persil) ! Alexandre le Grand c'est Jack Kerouac, c'est Ravi Shankar, c'est Jim Morrison, c'est la jeunesse folle et ardente comme le soleil sur un champ de cannabis en été qui crie un immense "OUI" de jouissance (la jeunesse folle, pas le cannabis) ! ALEXANDRE LE GRAND EST LE PREMIER DES HIPPIES !

Après avoir rêvassé tout ça, j'ai regardé l'heure, il me restait 5 minutes pour finir la traduction. J'ai supplié le Saint-Esprit de faire une petite intervention divine mais il m'a bisqué. C'est pas ma faute m'dame, c'est l'Saint-Esprit qu'était en grève.

# Enviado el viernes 18 de abril de 2008 16:49

Modificado el domingo 20 de abril de 2008 15:21

Heureusement y'a Frida, la fille du Nord des chansons d'Brel.

Heureusement y'a Frida, la fille du Nord des chansons d'Brel.
Je retente le Louvre cette année, mais cette fois-ci pour un stage. Du coup je déjeune mercredi prochain avec le conservateur du département 17e.
C'est pas ma plaaace.

Apprenant ça, mon père a dit "bah il serait p'têtre temps que tu t'habilles bien" merci papa.
Je n'aime pas faire du shopping. Je me limite à deux fois par an. Vraiment, je n'aime pas. Je n'aime pas les vendeuses et leur sourire hypocritement professionnel que nous leur rendons car nous sommes aussi hypocrites qu'elles, je n'aime pas les nénéttes qui font leurs courses en bande comme les morues, je n'aime pas les prix des bouts de chiffons qu'on nous présente comme indispensables à la vie et à la réussite sociale achète ce débardeur topwaou sinon on te lancera des cailloux dans la rue, je n'aime pas les centres commerciaux artificiellement éclairés, je n'aime pas la musique des magasins, je n'aime pas etc.
Malgré ça j'ai survécu à mon samedi après-midi, et j'en suis revenue avec la tenue apparemment requise pour les rendez-vous professionnels laissez-moi rire. C'est-à-dire que j'ai entre autres récupéré une nouvelle paire de chaussures (ah, s'il y a une chose que j'aime, ce sont les chaussures) tout à fait adaptées à ce genre d'occasion : elles m'entaillent les pieds comme il se doit, elles compressent de façon totalement contre-nature mes doigts de pieds, et surtout, elles conviennent à merveille à la marche dans les couloirs du métro et sur les pavés. En plus d'être morte de peur mercredi, j'aurai les pieds en sang.


Par rapport à cette tenue "professionnelle", j'aime aussi beaucoup le fait que, pour passer les "entretiens de personnalité" des Ecoles de Commerce, on doive tous la porter. Bah bravo ! En plus d'être commerciaux, ces gens sont logiques ! Bravo, hein ! Ma personnalité serait bien mieux représentée si on me laissait l'exprimer par un cosplay Bob L'Eponge. Mais bon, forcément, cette uniformisation de la personnalité n'est là que pour permettre à chacun d'avoir ses chances. Vous imaginez, si tout le monde pouvait s'habiller comme il voulait, on aurait moi en Bob l'Eponge et le reste du monde en normal, je serais éminemment avantagée. Alors non, on uniformise tout le monde, comme ça le déséquilibre vient seulement du fait que certains peuvent se payer (ont des parents qui peuvent leur payer) des costumes Dior, quand les autres doivent se contenter d'HetM.

Image : Miss Tic. Parce que faire des pochoirs sur les murs d'une ville c'est marrant mais c'est tout.
Mais bon, c'est comme les gens qui aiment Andy Warhol parce que "c'est coloré, c'est Marylin Monroe, ça fait bien dans le salon, éclairé par les lampes designs du plafond design, au-dessus de la table en verre design, des assiettes design, du chien design, de la moquette design, des acariens design de la moquette design, avec le 4x4 design dans le garage, et le mauvais goût design, et des baffes-qui-se-perdent design, etc".
Je vomis la bonne conscience design de la classe sociale qui est la mienne. Si on leur présente ne serait-ce qu'un Bacon, là il n'y a plus personne pour vouloir "de ça dans mon salon !" Le salon, pièce sacrée des nouveaux bourgeois l'on vénère l'imaginaire étriqué (et les lampes design à 800 balles).

Je tiens enfin à dire que pour moi, la "parisienne" n'est pas cette "femme design", branchée branchouille branchie bronchioles bronchite, petite robe noire sexy et lunettes de soleil, et surtout talons aiguilles sur les pavés de Paris c'est une bonne idée ça madame. Pour moi la "parisienne", c'est plutôt une femme, 80 ans, chaussures de marche aux pieds, qui sort de chez elle à Luxembourg pour faire une promenade dans le quartier, promenade qui passe notamment par l'Arc de Triomphe, bref, une femme qui considère Paris entier comme son quartier. Ma grand-mère est ouf, comme qui dirait.

J'ai encore un peu pété un câble sur cet article, meuh j'aime bien d'écrire comme ça :]
Après cette séance d'onanisme écritorial, il est temps pour moi de retrouver Platon. Ce qu'il y a de bien dans les dialogues de Platon, c'est que souvent les personnages ne comprennent pas ce que dit Socrate. Le lecteur se sent moins seul, quoi.

Que ceux qui ont tenté de reconstituer une phrase avec les lettres colorées se dénoncent.

# Enviado el domingo 16 de marzo de 2008 09:59

Modificado el domingo 20 de abril de 2008 05:40