J'aime la musique, j'aime danser, j'aime les concerts, les parades et les festivals.On se retrouve dans un monde merveilleux où tout le monde est jeune (au moins dans sa tête), sympa et court vêtu. Il y a ceux qui campent sur place et qui ont l'air crevés dès le matin. D'autres ne sont pas venus pour la musique mais juste pour la bonne ambiance et, pourquoi pas, draguer la jolie jongleuse avec ses massues. Il y a ceux qui viennent pour leurs revendications. Il y a les clubbeurs qui dansent en tendant le bras (je le savais, tous des néo-nazis). Enfin, il y a l'éternel djeunz avec sac Eastpak (ne pas oublier de coudre "Fuck Bush" dessus) qui est de tous les pogos le premier jour, et qui fait la sieste ceux d'après. C'est aussi un concours de t-shirt entre fans d'un groupe et de messages hautement politiques ("Rage Against Les Machines A Laver" ou encore "Picardie Libre"). Tout ça dégage un parfum très particulier, un savant mélange de grec-frites-oignons, de cigarettes parfois un peu "améliorées" et de sueur matinée de bière.
Dernier évènement en date, la Gay Pride à la Bastille. Alors imaginez, nous, les fourrées-blondes, avec nos biceps en shamallow, à l'assaut des grilles pointues et du mur de marbre glissant que même si tu sautes tu touches pas le haut. "Vas-y, saute, on t'attrape les mains et on tire!" D'accord, ça fait longtemps que la prise de la Bastille est un classique des manifestations parisiennes ; on n'a pas fait original, mais bon. Puis, il a fallu redescendre : "Excuse-moi, toi, oui toi (le beau jeune homme musclé) tu veux pas m'aider à descendre s'il te plaît (je suis une faible jeune fille innocente et frêle, alors assume et fait ton chevalier servant, crétin!)".
Edition : en fait, si, je vais quand même à Rock en Seine voir Radiohead cette année. Yay.